LE CHEMIN DE FER

 

LE CHEMIN DE FER A NANTES

Nantes: les îles, le fleuve, le port

A – HISTORIQUE SOMMAIRE

Le train naît officiellement en France en 1832.

1843: Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). La correspondance jusqu’à Nantes se fait par les bateaux de Loire.

1851: 18 aout ARRIVÉE DU TRAIN À NANTES

1853: Desserte du Port de Nantes par la voie ferrée

1857: 10 aout: Ouverture de la ligne de SAINT-NAZAIRE.

1857: Départ de la Prairie au Duc de la ligne Nantes-Pornic appartenant à la compagnie des chemins de fer nantais.

1887: Ouverture de la gare de Nantes-Etat

1917: Doublement de la voie ferrée dans la traversée de la ville de Nantes (les troupes et le matériel américains débarquent à Saint-Nazaire) .

1926: le comblement des bras de la Loire permet d’envisager une amélioration dans la traversée de la ville (suppression des passa­ges à niveau). De nombreux projets sont élaborés, remis en cause par de continuelles difficultés financières, la guerre, l’occu­pation.

1955: Traversée souterraine de Nantes.

1960: Traversée « aérienne » (remblai-viaduc) des quartiers Prairie-au­-Duc – Beaulieu par la déviation rive gauche.

1968: Achèvement de la nouvelle gare voyageurs: Nantes-Orléans.

B – L’EMPLACEMENT DE LA GARE D’ORLÉANS

LA TRAVERSÉE DE LA VILLE D’EST EN OUEST

Pendant que le chantier de construction du tronçon Orléans-Nantes descend la vallée de la Loire, on s’interroge sur l’itinéraire qu’emprunteront les voies dans la ville de Nantes. La Compagnie de Tours à Nantes propose de contourner la ville par le Nord, d’établir une gare de voyageurs au bas du Cours St André, une gare de marchandises à l’Ouest, le long du port.. Mais le point de vue de la municipalité et de la Chambre de Commerce l’emporte: le rail doit assurer en priorité la desserte des quais et des entrepôts. La gare s’établit à l’Est, dans la prairie de Mauves. Plus tard, la Compagnie d’Orléans (qui a absorbé la Compagnie de Tours à Nantes) condamne ce qu’elle considère comme une erreur de tracé.

Le prolongement de la voie ferrée jusqu’à Saint-Nazaire pose, plus nettement encore, le problème de la traversée de la ville. La Cie Paris-Orléans, pour éviter le passage des trains à niveau, préconise, une nouvelle fois, le contournement de l’agglomé­ration par le Nord au prix d’un rebroussement des convois en gare d’Orléans. Le Conseil municipal, soutenu par la Chambre de Commerce, obtient l’adhésion du Minis­tère des Travaux Publics pour un tracé empruntant les quais jusqu’à Chantenay et la construction, en plein centre de Nantes de la Gare de la Bourse; celle de Chantenay assure (en attendant l’ouverture de Nantes-Etat) l’essentiel du trafic marchandises du port.

La voie ferrée brise la circulation routière. Les 20 passages à niveau de la rive droite paralysent les liaisons N-S. Le détournement, trop oné­reux est sans cesse écarté lorsque, à partir de 1926, le comblement des bras Nord de la Loire ouvre de nouvelles perspectives: établissement de la voie ferrée à l’emplacement du lit remblayé du fleuve, reconstruction de la gare de Nantes-Orléans dans la prairie d’amont.

Publicités

%d blogueurs aiment cette page :